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dimanche 8 mars 2009

Les oiseaux cons

Les Oiseaux Cons sont ainsi nommés parce qu'ils sont stupides, mais avec affection parce qu'à part ça ils sont fort sympathiques. Ils habitent sur ma terrasse. Ils ne gênent personne et ne font pas de bruit, car ils sont complètement muets, sinon, laissez-moi vous dire que leur bail n'aurait pas été renouvelé !


Leur nid est assez difficile d'accès, il faut décoller pratiquement à la verticale puis virer brutalement à gauche pour arriver par en dessous. Les Oiseaux Cons maîtrisent le plan de vol mais leurs enfants ratent souvent leur coup et rentrent dans mon salon, ne savent pas ressortir puisqu'ils sont cons par définition, ou alors ils se mangent la vitre si la porte-fenêtre est fermée.

Voici les OC dans leur nid. Leur nid est minable et trop petit. Il est constitué principalement de merde d'oiseau con, avec quelques feuilles qui pendouillent.

Leurs petits tombent régulièrement du nid et expirent par terre, bouffés par les fourmis. S'ils sont assez grands et que je suis là pour les ramasser, je les jette par le balcon, leur instinct a onze étages pour leur rappeler qu'ils sont censés savoir voler ; en général, ça marche (ou ça vole).



Je crois que les Oiseaux Cons sont un genre de tourterelle naine, d'une discrète couleur gris et brun.
Le matin l'oiseau con fait comme moi, il contemple le paysage depuis son balcon, puis fait un brin de toilette avant de vaquer à ses occupations.




Ce n'est pas qu'ils soient feignants, ils ramassent des grandes branches pour essayer d'arranger leur nid, mais ils sont juste architecturalement incompétents.
Par chance un colibri est passé devant mon objectif. L'Oiseau Con s'en fout. Les deux principaux ennemis des Oiseaux Cons sont le gavião, une espèce de faucon qui habite en face dans la forêt, et Gisela, la femme de ménage, qui rêve de s'en débarrasser parce qu'elle trouve qu'ils chient sur la terrasse. De temps en temps le Bem-te-vi qui est beaucoup plus gros vient les importuner en criant très fort. Ils ont très peur mais défendent vaillamment leur territoire. Moi aussi ça m'importune, et j'interviens parfois pour mettre fin au conflit aviaire.

A part ça ils ont la belle vie, et c'est très reposant de les regarder voleter tous les deux dans les parages, quand on est soi-même allongé sur un canapé à l'ombre.

vendredi 14 mars 2008

Colibris


Après plusieurs jours de pluie battante et continue (ce sont les eaux de mars, aguas de Março) à la première éclaircie tous les oiseaux ressortent de leurs nids, et particulièrement les colibris.
Il n'y a rien de plus magique. Ce sont des apparitions fugitives car les colibris paraissent toujours très pressés. Ils me laissent toujours bouche bée.
Que dans une ville de douze millions d'habitants on puisse avoir des colibris comme voisins et pas seulement des rats et blattes ne cesse de me remplir d'émerveillement.

Les colibris, que l'on appelle aussi oiseaux-mouche, humming-birds en anglais, sont tout petits, mais très costauds. Les muscles forment plus d'un quart de leur (certes ridicule) masse corporelle.
Leurs ailes sont attachées au corps par une articulation de l'épaule qui leur permet de tourner presque à 180° au lieu de s'agiter bêtement de haut en bas comme celles des autres oiseaux.
Les colibris battent des ailes jusqu'à 75 fois par seconde, et tout ceci leur permet de faire du sur place, de monter et descendre, de voler en arrière et sur les côtés, bref dans toutes les directions.

La vitesse de déclenchement des appareils photo permet d'"arrêter" le vol des colibris et de voir leurs ailes fixes, mais à l'oeil nu leurs ailes sont toujours floues, comme celles des insectes.
Leurs ailes battent d'avant en arrière pour se maintenir au-dessus des fleurs. Ceux qui viennent sur ma terrasse paraissent noirs mais ont des reflets métalliques verts.
Ils ressemblent plutôt à ça, et sont un bonheur pour les yeux.





samedi 29 septembre 2007

Mes voisins


Mon voisin le plus proche est comme ça, il a son nid sur mon balcon, il paraît qu'il s'appelle capitao-de-saira, en anglais Grey-hooded Attila, un nom bien ronflant pour un petit oiseau calme et silencieux.
Plus nerveux sont le fameux Bem-te-vi (je-t'ai-bien-vu) et le suiriri, qui sautillent et remuent la tête à un rythme accéléré et saccadé, ce qui leur donne un air à moitié hystérique.

Ils sont tous les deux jaunes, mais le bem-te-vi a la tête noire et blanche.
Le nom du Bem-te-vi en anglais n'est pas mal non plus, the Great Kiskadee. On dirait un nom de magicien dans un cirque.

Le Juruva verde est orange et vert, tandis que le Taperuçu à col blanc, well, a le cou blanc.

Toutes ces petites bêtes voisinent avec les plus grosses, mes voisins d'en face, qui menacent parfois de les bouffer : le Gaviao, espèce de faucon, et bien sûr le sinistre Urubu.

Celui du milieu s'appelle Tesourao (cisailles), en anglais Magnificent Fregate Bird, c'est un oiseau d'eau qui vient du lac derrière la colline. Il est immense et sa silhouette mince et anguleuse le rend très impressionnant lorsqu'il vole haut, on dirait un ptérodactyle...
Pour avoir une idée du fond sonore produit par mes voisins, ouvrir le site de protection de la mata atlântica : http://www.sosribeira.org.br/index.htm ; on peut même acheter le disque...
Ca marche plus... Un peu de fond sonore et le joli accent brésilien du commentateur dans ce court documentaire sur la mata Atlântica.