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lundi 7 mars 2011

Grandes Sambas : Pé do meu Samba

En l'honneur du carnaval, une samba-canção, un classique instantané de 2002.
Letra e música : Caetano Veloso

Dez na maneira e no tom
Você é o cheiro bom
Da madeira do meu violão
Você é a festa da Penha,
A feira de São Cristovão,
É a Pedra do Sal
Você é a Intrépida Trupe
A Lona de Guadalupe
Você é o Leme e o Pontal

Nunca me deixa na mão
Você é a canção que consigo
Escrever afinal
Você é o Buraco Quente
A Casa da Mãe Joana
É a Vila Isabel,
Você é o Largo do Estácio,
Curva de Copacabana
Tudo que o Rio me deu

Pé do meu samba
Chão do meu terreiro
Mão do meu carinho
Glória em meu outeiro
Tudo para o coração
De um Brasileiro

Caetano a composé ce morceau pour Mart'Nalia.

lundi 26 octobre 2009

Grandes sambas : Não Deixe o Samba Morrer


Música e letra : Edson e Aloísio
1975

Não deixe o samba morrer
Não deixe o samba acabar
O morro foi feito de samba
De Samba prá gente sambar...
Une autre chanson que tout le Brésil connaît par coeur...

Version originale avec toutes sortes d'explications et les paroles sur mon site préféré : paixãoeromance.com !


dimanche 19 juillet 2009

Grandes sambas : Pra qué discutir com Madame ?

Letra e Música : Haroldo Barbosa e Janet de Ameida, 1945.
Source : Dicionário Cravo Albin da Música Popular Brasileira.

Madame diz que a raça não melhora
Que a vida piora por causa do samba
Madame diz que o samba tem pecado
Que o samba, coitado, devia acabar
Madame diz que o samba tem cachaça
Mistura de raça, mistura de cor
Madame diz que o samba, democrata
É musica barata sem nenhum valor

Vamos acabar com o samba
Madame não gosta que ninguém sambe
Vive dizendo que samba é vexame
Pra que discutir com madame ?

No carnaval que vem tambem concôrro
Meu bloco de morro vai cantar ópera
E na avenida entre mil apertos
Vocês vão ver gente cantando concerto
Madame tem um parafuso a menos
Só fala veneno meu Deus que horror !
O samba brasileiro democrata
Brasileiro na batata é que tem valor !

"Madame tem um parafuso a menos" : Madame a une vis en moins, il lui manque une case, elle est complètement toquée !

Oui, c'est bien un samba, mais j'ai pas le son pour la version enlevée chantée entre autres par Elza Soares... Ni pour la version originale en 78 tours deux titres de 1945.

Reste que la version la plus célèbre de loin est la grande Bossa Nova bien desafinada de l'unique João Gilberto
Je ne vais même pas publier les vidéos d'imitateurs, ils sont trop loin derrière...

mercredi 28 mai 2008

Le Tube

Ach, j'ai beaucoup de travail et je n'ai pas le temps de vous causer mes doux agneaux.
Pour vous faire patienter voici ma chanson préférée, ça s'appelle Cabide, la chanteuse s'appelle Mart'Nália, un nom à coucher dehors je vous l'accorde.
Elle est très sympathique, ici sur youtube dans un enregistrement festif, bordélique et jubilatoire comme le sont encore les concerts dans les bars au Brésil.

Bon pour ceux qui ne voient rien de l'enregistrement public parce qu'ils n'habitent pas aux Amériques, voici l'enregistrement officiel et propre... 

vendredi 4 avril 2008

Grandes sambas : Trem das Onze

"Não posso ficar nem mais um minuto com você
Sinto muito amor, mas não pode ser
Moro em Jaçanã,
Se eu perder esse trem
Que sai agora as onze horas
Só amanhã de manhã."

letra e música : Adoniran Barbosa 1965

Sur la photo, le véritable Adoniran Barbosa, à la vraie gare de Jaçanã, en train d'attendre le proverbial train de onze heures.

Par Fundo de Quintal e Demônios da Garua (avec karaoké...)
Version bossa nova : Gal Costa, émission TV mythique de 1973 (si elle ralentit encore, elle va vraiment rater ce train...)

Dans les deux versions on entend que TOUS les Brésiliens chantent en choeur avec le chanteur pendant les concerts, particulièrement cette chanson, que TOUS les Brésiliens connaissent par coeur : si on ne sait pas chanter Trem das Onze avec tout le monde, on est vraiment un gringo, autant dire un cave....

vendredi 7 mars 2008

Grandes sambas : Madureira chorou



"Madureira chorou
Madureira chorou de dor
Quando a voz do destino
Obedecendo ao divino
A sua estrela chamou
Gente modesta
Gente boa do subúrbio
Que só comete distúrbio
Se alguém os menosprezar
Aquela gente que mora na zona norte
Até hoje chora a morte da estrela do lugar
(Só eu não posso chorar) "

Attention, je vais me fendre de la traduction complète, c'est pas très long :
Madureira a pleuré
Madureira a pleuré de douleur
Quand la voix du destin
Obéïssant au divin
A appelé son étoile
Peuple modeste
Bonnes gens de la banlieue
Qui ne causent de trouble
Que si quelqu'un les méprise
Ceux qui vivent dans la zone nord
Jusqu'aujourd'hui pleurent la mort
De l'étoile du quartier
(Moi seul je ne peux pas pleurer)

Au Brésil tout le monde connaît Madureira Chorou (en France aussi, mais on va y revenir). Madureira c'est un quartier pauvre de Rio, connu pour ses écoles de samba de Portela et Império Serrano. Comme vous voyez les paroles pour un air de samba ne sont pas très joyeuses, moins qu'on puisse dire.

Mais alors, qui est la mystérieuse étoile sur laquelle Madureira pleure encore ? Madureira chorou porquê ?
Dans les années 50, il y avait dans le quartier de Madureira, en face de la gare du même nom, le Teatro de Revista Madureira, théâtre populaire de revue, avec musique, comédie légère et femmes scandaleusement exhibées en maillots une pièce.

La "belle et talentueuse actrice" (suivant les témoignages de l'époque) Zaquia Jorge menait la revue dans ce théâtre dont elle était également directrice.

Un fatidique lundi 22 avril 1957, jour de relâche du théâtre, Zaquia s'en alla se baigner à la plage de Barra da Tijuca, à l'époque sauvage et déserte, et mourut noyée.

Ellle avait 32 ans. Le Théâtre prit en hommage le nom de Teatro Zaquia Jorge, mais ferma ses portes quelques temps plus tard, faute de vedette pour sa revue.

La chanson qui lui rend un hommage posthume, connue dans sa version chantée par Jair Rodrigues, était alors interprétée par Joel de Almeida. La musique est de Carvalhinho et les paroles de Júlio Monteiro. Ce dernier n'était autre que le mari de Zaquia Jorge, ce qui explique que lui seul ne puisse pas pleurer, par excès d'affliction probablement.





Voila déjà une bien belle histoire, mais ce n'est pas tout : la chanson fut un succès du carnaval de 1958.

Des Français qui se trouvaient à Rio pour tourner l'adaption de Orfeu da Conceição dans le quartier voisin de Mangueira (Orfeu Negro, Marcel Camus, 1959) prirent goût à la chanson et la ramenèrent au pays.

De là dans des circonstances sur lesquelles même Google reste muet, il en sortit une adaptation française certes charmante mais à des années lumières de l'atmosphère et du contexte de l'original.

Voilà ce que ça donne :





Si tu vas à Rio / N'oublie pas de monter là-haut
Dans un petit village / Caché sous les fleurs sauvages
Sur le versant d'un côteau
C'est à Madureira / Tu verras les cariocas
Sortir des maisonnettes / Pour s'en aller à la fête
À la fête des sambas
Et tu verras grimpant le long des collines
Des filles à la taille fine / Avancer à petits pas
Et les fanfares / Dans ce joyeux tintamarre
Emmener le flot bizarre / Des écoles de sambas
Qui préparent le bal / Et s'en vont pour le Carnaval
Répéter la cadence / De la plus folles des danses
Celle de Madureira

Et oui, il ne reste dans la ritournelle célébrissime de Dario Moreno que l'allusion à Madureira, incompréhensible pour les Français. Je n'ai pas trouvé qui avait fait l'adaptation, qui n'est pas mal, en soi.

Version d'époque 1958 : Dario Moreno Si tu vas à Rio

dimanche 17 février 2008

Grandes sambas : Mas, que nada

Mas que nada,

Sai da minha frente,

Eu quero passar,

Pois o samba está animado,

O que eu quero é sambar.

Chanson enregistrée par Jorge Ben, dans son premier album, Samba Esquema Novo, en 1963
Version cool, Jorge Ben

Version Jazzy, Jorge Ben en 1980 (le gringalet en sarouel bleu qui danse comme une vahiné c'est Caetano Veloso...)

Hip hop meets capoeira : Sergio Mendes and the Black Eyed Peas, 1998.
(j'adore la pétasse qui fait "lala lalala" !)

jeudi 31 janvier 2008

Chroniques du Carnaval : Sobrenatural

Le carnaval commence après-demain : les musiciens se mettent en jambe, les buveurs aussi.
Nous nous rendons au Sobrenatural, petit restau de Santa Teresa qui n'a rien de surnaturel, à part la qualité de sa moqueca de peixe. Les fenêtres sont en forme de bondinho :

En arrivant nous avons l'agréable surprise de trouver Paulinho Sete Cordas, maître sambista, en train de faire un petit concert entre amis.

Paulinho Sete Cordas s'appelle ainsi parce que sa guitare a sept cordes au lieu de six. Si vous ne me croyez pas, comptez vous-même.

Une charmante soirée et une musique un peu plus raffinée avant de plonger dans le bruit des sambas de carnaval. Evidemment, ça manque de son sur ce blog.

A gauche, joueur de cavaquinho. A droite, danseuse admiratrice... Paulinho donne le rythme en tapant tout simplement sur une bouteille de pinard avec une petite cuillère, comme font toujours vos voisins pénibles dans les piano-bars, mais avec beaucoup plus de talent. Comme quoi il n'y a pas besoin de 50 instruments pour jouer du samba do enredo.

samedi 13 octobre 2007

Grandes sambas : O Mar Serenou

"O mar serenou cuando ela pisou na areia
Quem samba na beira do mar é sereia "

Música e letra : Candeia
1975
Interpretado por Clara Nunes